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Achat d’une centrifugeuse commune plutôt que phragmicompostage PDF Imprimer Email
WEDNESDAY, 09 JANUARY 2008 03:00

24 Heures 9 janvier 2008

NORD VAUDOIS
Le regroupement de dix localités a permis l’achat d’une centrifugeuse mobile pour assécher leurs boues d’épuration.
Les épandages seront en effet interdits dès le 30 septembre 2008, pour éviter une pollution du sol.

Une centrifugeuse mobile. Voilà la solution choisie par une dizaine de communes du Nord vaudois pour se débarrasser des boues de leur station d’épuration (step). En effet, pour éviter toute pollution du sol et de l’eau, il ne sera plus possible d’épandre les boues d’épuration sur les champs, dès le 30 septembre 2008.

Une autre alternative

Il existe deux méthodes de séchage: le phragmicompostage et l’usage d’une centrifugeuse. Le phragmicompostage consiste à planter des roseaux sur les boues, stockées dans des bassins. Ces roseaux les assèchent et les compostent, sur une période d’environ dix ans. Les communes de Fiez, Fontaines-sur-Grandson et Grandevent ont, par exemple, opté pour cette méthode. Leur projet a été mis à l’enquête hier.

«Nous avions pensé au phragmicompostage, mais il nécessite de gros investissements. Et nous ne savons pas encore ce qu’il faudra faire de ce compost dans dix ans», explique pour sa part Marc Etienne Blanc, municipal à Vuarrens, l’une des dix communes qui a opté pour l’achat commun d’une centrifugeuse.

Dessiccation mécanique

Les communes de Vuarrens, Essertines-sur-Yverdon, Prahins et Romainmôtier, entre autres, ont testé une centrifugeuse mobile. Cette méthode leur a plu, elles ont donc décidé de financer ensemble l’achat d’une machine coûtant 265 000 francs. «La centrifugeuse sera montée sur une remorque et se déplacera de step en step, selon les besoins», poursuit Marc-Etienne Blanc.

Le principe est simple: les déchets qui sortent des steps, sont composés à 97% d’eau et ne peuvent être transportés qu’à l’aide d’un camion-citerne.

«Plus que 70% d’eau»

«Après avoir été asséchées par la centrifugeuse, les boues ne contiennent plus que 70% d’eau, ce qui facilite leur transport. Et grâce à ce traitement, il devient possible de les incinérer », explique aussi Marc Etienne Blanc. La machine ne peut traiter que 2 m³ de boue par heure, ce qui est peu. «Ce rythme permet à la step d’absorber en continu et sans difficulté l’eau à recycler une seconde fois dans les bassins», précise-t-il en conclusion.

CÉLINE DURUZ

 

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